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Encore des licenciements alors que la situation économique est bonne, mais les salariés sont épuisés en particulier pour assurer les développements et déploiements en 5G Nokia est un groupe de télécommunication qui emploie 100 000 personnes dans le monde, dont un peu moins de 5 000 actifs en France. La filiale concernée a gardé le nom d’Alcatel Lucent International et comprend 3 667 salariés fin avril (772 à Lannion (22) et 2 895 à Nozay (91)).
Les élus du CSE-C d’Alcatel-Lucent International (groupe Nokia) sont convoqués le 22 juin pour une remise de documents concernant un nouveau plan social, dit plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Ce sera le quatrième plan de licenciements collectifs depuis que Nokia a racheté Alcatel-Lucent début 2016. Pour le monde « d’après », Nokia ne change rien !
Les salariés sont écœurés et se sentent trahis : ils sont restés mobilisés pendant le confinement (la productivité en télétravail a augmenté aux dires des managers), les charges de travail sont importantes dans toutes les activités, les résultats économiques sont bons, la trésorerie se redresse, les clients pour la 4G/5G sont présents. Sur la 5G, la compétition est féroce avec son lot de fake news. Les dirigeants nous disent que nous sommes en train de montrer notre savoir-faire et qu’il est reconnu par les clients. Pendant le confinement, on a pu juger de l’importance des télécommunications et de l’importance des produits Nokia.
Pourquoi cette nouvelle attaque contre l’emploi en France dans un secteur non-impacté par le Covid-19 ?
Ce nouveau plan de suppression d’emplois et de délocalisations fait voler en éclats les engagements de Rajeev Suri (PDG de Nokia) envers Emmanuel Macron, ministre de l’économie en 2015. Bruno Le Maire (janvier 2019) avait exigé le maintien de la R&D en France et la pérennité des sites de Lannion (22) et Nozay (91). L’Elysée et Bercy vont-ils également trahir et abandonner des salariés qui travaillent dans les technologies stratégiques ?
L’intersyndicale organise une conférence de presse virtuelle lundi 22 juin à 16h. Nous enverrons l’invitation aux journalistes dont nous avons les adresses courriels.