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C’est le 4ème PSE en 4 ans : 1233 suppressions d’emploi soit 1/3 des effectifs de la filiale en France !

C’est la fin programmée du site de Lannion et la transformation du site de Nozay en une succursale de vente. Les emplois sont majoritairement délocalisés vers les pays à bas-coût, Inde pour 1/3, Pologne pour 1/3 mais aussi vers des pays à salaires équivalents à la France tels la Finlande, l’Allemagne, le Canada, les Etats-Unis,…

Si le plan vient à terme, l’effectif de Lannion serait en-dessous de 370, sous le seuil critique pour un site chez Nokia, le site est ainsi voué à fermer rapidement. A Nozay, les équipes R&D 5G, qui travaillent bien au-delà du temps légal, seraient laminées et la profitable branche « Nokia Software » décimée ! Sans oublier les fonctions support qui continuent à être démolies. Alors que le groupe a perçu 280 M€ de Crédit Impôt Recherche (CIR) en 4 ans, Nokia licencie massivement en R&D (80% des 1233 emplois visés). Le CIR perçu remonte directement à la holding en Finlande sans diminuer le coût de l’ingénieur français. Notre travail reste de ce fait arbitrairement classé parmi les pays à « haut coût », comme si le CIR n’existait pas, avec comme résultat la délocalisation de nos emplois ! Le groupe pratique aussi l’optimisation fiscale à travers la trop faible refacturation de la R&D à la holding mettant structurellement sa filiale française en déficit. Cela lui évite de payer des impôts en France ! Un groupe sans difficulté financière La productivité des salariés est très bonne, sans ou avec le télétravail. Nous sommes en train de rattraper notre retard technique en 5G. Les opérateurs investissent plus dans un secteur qui a prouvé son utilité durant le confinement COVID et a vu le trafic croître en flèche dans les réseaux. La direction justifie ce plan « d’économie » simplement par volonté d’augmenter toujours plus sa rentabilité. Il est vrai qu’en distribuant 5,7 Milliards aux actionnaires en 4 ans, soit plus que ce que le groupe gagne, cela finit par générer des problèmes de trésorerie et ne permet plus d’investir suffisamment sur les technologies futures en particulier la 5G !

Les engagements avec E. Macron piétinés. Aucun n’a été entièrement tenu, loin de là. On a seulement approché les 2500+10 avec environ 2450 salariés en R&D. Les 700 jeunes embauchés seront les premiers visés par ce plan. Autre exemple, la R&D sur les objets connectés n’a jamais vu le jour et la Cybersécurité à Lannion n’a jamais été lancée sinon de manière tardive et très symbolique.

Voici tout simplement la fin du dernier constructeur d’équipements télécoms en France qui se profile ! Après la manifestation qui a réunion 6000 personnes à Lannion, mercredi 8 juillet 2020 les salariés
de Nokia (Nozay et Lannion) manifesteront de Montparnasse aux Invalides pour s’opposer à la suppression de ces 1233 emplois et aux délocalisations..